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Pedobear lit ce site tous les jours

22 février 2009

SEFA, c'est plus fort que toi

J'avais le choix entre passer le week-end à Marseille pour la Chibi-Japan-Expo-Sud-nom-à-rallonge ou entre potes devant Street Fighter IV. Les coups de fil réguliers de ceux qui choisirent la première option me confirmèrent que j'avais bien fait de prendre la deuxième.

Ohlalala, il écrit sur une convention sans y être allé, quelle déchéance

Au festival d'Angoulème, vous savez pourquoi Pika ou Kana avaient une présence rachitique et/ou inexistante ? Parce que Japan Expo leur coûte si cher que ça défonce leur budget annuel pour se rendre dans d'autres évènements. Ils sont présents par unique souci marketing, vu que leur stand ne leur rapporte même pas de sous tellement ils raquent leur race - d'ailleurs, sur la grosse vingtaine d'acteurs français sur l'industrie du mangasse et de l'anime, on n'en comptait guère cinq à Marseille. A Paris, malgré les visiteurs qui font des files d'attente délirantes pour acheter des mangas disponibles tout le reste de l'année dans n'importe quelle crèmerie, ils ne rentrent pas toujours dans leurs frais.

Vous vous demandez pourquoi les visiteurs y achètent des mangas-disponibles-tout-le-reste-de-l'année-dans-n'importe-quelle-crèmerie, hein ? Le public de la JE contient tellement de piratins téléchargeurs de scans et de fansubs que ces derniers considèrent véritablement cette convention comme ce qu'elle est : un gros hypermarché pour otaques. Quand vous rendez visite à un téléchargeur, sa chambre à coucher contient trois DVD originaux, une dizaine de mangas et une trentaine de posters HK : tout ça, c'est trouvé à Japan Expo. Ce sont leurs seules dépenses de l'année, leurs sous passant le restant du temps dans des DVD-R et des disques durs supplémentaires.

Japan Expo, Chibi ou pas, Sud ou pas, reste une grosse représentation de la scène française des fans de mangasses. Pendant la JE 2008, j'avais vu des éditeurs - effarés par le coût de leur présence - qui priaient pour que l'évènement ne dépasse pas le nombre de visiteurs de l'année dernière, car en cas de gros succès, ils se feraient encore plus violer par les organisateurs en 2009. 140 000 visiteurs cette fois, et ça continue à grossir... Tout cela sent la grosse bulle qui gonfle et qui ne va plus tarder à éclater - comprenez bien que par extension, je ne parle pas que de cette conv', mais de toute cette industrie citée supra. Industrie qui accueille encore de nouveaux acteurs alors que vos plus grosses boutiques n'ont plus de place pour héberger toutes les nouveautés. Quand un éditeur crève, ses employés en créent trois autres à la place.

Et pour en revenir à la JE, combien de temps avant qu'un Kaze ou qu'un Delcourt/Akata réalise que pour un stand à Japan Expo, on peut se payer dix stands à Epitanime/Paris Manga/etc qui rapporteront plus de sous pour une présence moins onéreuse ? Je ne sais pas si la SEFA (société organisatrice de la Japan Expo) a conscience que leur évènement vire à la bombe à retardement. S'ils passent leur temps à augmenter le prix des stands, c'est peut-être pour presser le citron jusqu'à la dernière goutte avant qu'il ne soit trop tard (probable), ou pour tenter de limiter la taille de l'évènement et le nombre d'exposants par la force du porte-monnaie (beaucoup moins probable).

Demander un prix à quatre chiffres pour un stand d'une pauvre table dans le coin des amateurs, ça montre ses limites. A Marseille, beaucoup de stands n'ont pas dépassé la taille minimale par manque de sous... et beaucoup d'autres ne sont pas venus à cause des devis délirants ; ils furent d'ailleurs recontactés par la SEFA deux semaines avant l'évènement qui leur proposait le même espace à 70% moins cher. Même pour une première édition dans le Sud, les tarifs étaient quasiment les mêmes que pour leurs évènements parisiens. Je repose mon téléphone : un exposant en train de faire ses cartons a bien senti que l'équipe organisatrice a rogné les coûts dans tous les sens. 

J'attends encore de lire les résumés des sites web qui s'y sont rendus, mais même chez les journaleux, je ne crois pas que beaucoup de monde se soit bougé les fesses. Peut-être qu'eux aussi sont restés chez eux à grogner contre l'IA impitoyable de Street Fighter IV, surtout qu'on doit se la farcir pour débloquer tout le monde.

 

Session IRC ce soir dès 21 heures sur #editotaku@irc.worldnet.net : on va surement parler Sanwa, Hori (j'ai un EX2) et autres combinaisons démoniaques. Venez papoter et jouer avec nous, y'a toujours de la place pour tout le monde.

 

Pendant ce temps : En parlant de Street Fighter IV, je fais inconsciemment le rapprochement entre le refrain de The Next Door (thème du jeu interprété par Exile, boys band bouffon par excellence) et celui de Junk Boy (thème de fin de Maze, un vieil anime inconnu de 1997), et c'est pas bon pour la tête de fredonner "don't touch junk boy, dame dame lonely boy" sur l'écran de sélection des personnages.

Pour son anniversaire, un pote WoWeux veut que je lui offre une monture zhévra, ce qui implique que je joue à World of Warcraft et achète deux mois d'abonnement. Et j'ai besoin de vous pour la première condition : qui veut créer un compte tout neuf où je lui paierai les deux premiers mois en plus du mois offert ? Si vous avez envie de rejoindre 11 millions de moutons, passez sur la session IRC et on s'arrangera.

Le rétrogaming, c'est bon pour l'histoire des jeux vidéo - demandez à l'association MO5 - qui a toujours besoin d'un coup de main. Même si un éditeur oublie un titre, les fans peuvent encore y jouer longtemps... sauf dans le cas des MMO. Il ne reste qu'une semaine à vivre à Tabula Rasa, après quoi il disparaîtra à jamais dans les limbes. Vous pouvez encore aller y jeter gratuitement un oeil, ne serait-ce que par curiosité morbide.

08 novembre 2008

Vidéo - Japan Expo 2008 - Face B

Vous n'êtes pas obligé de voir la Face A pour comprendre celle-ci :

Donc ouais, j'étais supposé poster ça avant la Chibi Japan Expo, mais des évènements indépendants de ma volonté blablabla. Le fichier MP4 est téléchargeable sur la page Blip.tv de la vidéo. Sortez le pop-corn, y'a même du bullet time.

Pendant ce temps : Vous avez vu Neon Genesis Evangelion ? Vous n'en gardez pas un souvenir impérissable ? Vous avez le temps de lire trois pages ? Allez voir ma fanfic qui a lamentablement échoué au concours de fanfictions.fr. Ne lisez pas les commentaires des autres lecteurs avant de l'avoir lue, vu qu'ils sont bourrés de révélations. Mais ils sont rigolos : sans fausse modestie, c'est pas tous les jours qu'on me dit "tu manques de vocabulaire" ou "je suis quand même heureuse que tout (sic) les auteurs n'écrivent ainsi."

01 octobre 2008

Vidéo - Japan Expo 2008 - Face A

Pas trop tôt, je sais. Deux semaines que la vidéo est en attente de validation chez DailyMotion, alors petit essai chez blip.tv :

L'article en version texte est ici. Vous pouvez aussi télécharger le fichier MP4 sur le site - 40 minutes, quand même. Mise à jour : ajouté une version pour iPod et iPhone.

Face B



Grand Tournoi des Tsundere : j'y ai écrit la présentation des poules 7 et 8, et les consignes de vote y sont incluses.

09 juillet 2008

Japan Expo 2008 - Compte-rendu



Il y a toujours des trucs dont je veux vous parler sans jamais oser le faire. Là par exemple, je fais référence au soft power économique du Japon, sujet si vaste que je ne pourrai jamais écrire un article dessus. Je le sais, parce que j'ai déjà essayé, et qu'à chaque fois, je réalise que le format ne correspond pas et qu'il faudrait que j'écrive un livre sur ça.



L'idée de base étant : le Japon, pays démilitarisé et dénué d'un moyen de pression "dissuasif" dans sa diplomatie, trouve d'autres moyens pour convaincre le reste du monde dans sa diplomatie internationale. Un de ces moyens, c'est cette culture visuelle moderne dont nous parlons sans cesse dans cette colonne, les jeux vidéo et les animes/mangasses. Il s'agit d'économies purement nipponnes, dont chaque dollar, euro ou autre devise monétaire tombent directement dans le panier du pays. Toutes les boutiques spécialisées et rayonnages de Fnacs sont autant de tirelires japonaises. Nolife est une chaine entièrement dédiée à ce pays, et je m'étonne que le ministre nippon des affaires étrangères n'ait pas encore investi dans cette voix du peuple. Je ne développe pas davantage parce que je vous l'ai dit, si on commence à parler de ça, on en fait un bouquin - essayez aussi de vous abstenir dans les commentaires.



J'ai parlé à des potes mariés à des japonais(es), dont les conjoint(e)s étaient parfaitement catastrophés de cette convention soi-disant axée sur la culture Japonaise, et qui n'était en fait qu'un repaire d'otaques. Les rarissimes éléments sur le pays étaient assurés par des organismes commerciaux, comme des cours de langue par des écoles qui faisaient leur promo ou des présentations de villes nipponnes dont l'office de tourisme occupait un stand. Les organisateurs n'ont fait que vendre - très cher - du mètre carré, et tant pis pour les activités que personne n'a voulu payer pour s'en occuper. Partout des magasins, nulle part de la culture. Ah si, un espace de conférence coincé quelque part entre la salle de concert et les vendeurs de fringues gothiques. Quelle hypocrisie.



Autre hypocrisie, la soi-disant lutte contre les contrefaçons. Toutes les boutiques de la honte étaient présentes, en face des stands d'éditeurs français qui avaient une vue directe sur les posters délavés et les peluches mal cousues. Abysse Corp et Cosmic Group, principaux importateurs des figurines Good Smile, Kotobukiya et compagnie, ne tarissaient pas sur leur lutte contre les faux. Pour eux, tous les revendeurs qui prétendent que leurs produits sont nippons mentent et n'ignorent pas la provenance réelle de leur came ; pas de péché par ignorance, que des escrocs. Les organisateurs mettent des affiches prétendant qu'ils boycottent la contrefaçon, tout en recevant chaque année les mêmes arnaqueurs - pourvu qu'ils paient leur stand. L'argent n'a pas d'odeur.

Le message de fin de Japan Expo 2008 sur le site officiel vous invite déjà à acheter les tickets pour la convention d'hiver.

Remarque, heureusement que l'argent n'a pas d'odeur, parce que même après cinq douches, je serais encore empuanté après cette convention. Les éditions Pika, qui ne vendaient pas d'avant-premières ou d'exclusivités, mais dont la file d'attente pour le tiroir-caisse faisait deux fois le tour du stand. La boutique Ankama, avec une queue que j'estimais entre 70 et 100 mètres de long. Les revendeurs de contrefaçons (encore eux) aux prix qui feraient passer Junku pour des bienfaiteurs. Les fringues pour gothic-lolitas que j'ai cru que les prix des paires de chaussettes ils étaient écrits en francs français d'avant l'euro. Et l'organisation Japan Expo, avec des stands gros comme une cage à hamster qui étaient loués pour un montant à quatre chiffres - avec le premier qui change si on demande une prise d'électricité.



Mais tout cela, je le savais déjà. C'est pour ça que je ne vais pas à Japan Expo. Cette année, je m'y suis retrouvé après avoir écrit qu'on m'a forcé à venir. Lisez le résumé d'Axel Terizaki, qui ne cache même pas qu'il m'a fait chanter. Par contre, il oublie de préciser qu'il a fourni l'hôtel, l'entrée et l'accès VIP pour entrer sans faire un gramme de file d'attente. Grâce à lui, j'ai pu dire à Marcus que je le suis depuis Tilt Microloisirs, j'ai pu dire merci à Tanuki-sempai d'Ankama pour avoir sauvé Nolife, merci à Cyril Lambin pour Nadia, rentrer en RER avec Cédric Littardi, m'incliner devant le producteur de Green Green, dire à Tetsuya Tsutsui tout le bien que je pensais de son oeuvre (pendant que Mega69 me faisait gruger la file d'attente de la dédicace), parler avec Omar Boulon (accompagné de Gringo et Emile Zoulou) de notre petit différend, photographier Katsuni (*) et j'en passe. Au final, une seule personne a refusé de me serrer la main - Pierre-Alexandre de Nolife, à cause de ça.

Le producteur de Green Green était sur le stand de Mangagamer.com, un site qui va vendre des jeux hentai en téléchargement pour l'Europe, traduits en anglais. On en reparlera.



Mais c'est sans parler de tous les lecteurs de l'éditotaku ; merci énormément parce que sans vous, je serais probablement tombé dans un hachoir à viande au détour d'un stand de fanzines yaoi. Les anonymes ("j'ai jamais mis de commentaire et je suis jamais passé sur IRC mais je te lis depuis x années"), les vicelards ("t'avais pas dit que tu venais pas ? Qu'est-ce que tu fous ici ?", on me l'a dit plein de fois), les sympas ("tiens, faut absolument que tu voies ce truc et y'a quelqu'un que tu dois rencontrer, je vais te présenter")...



... et il y avait les autres. Les organisateurs de BulleJapon qui faisaient le cosplay en choisissant la musique au hasard, ornant un groupe Final Fantasy du générique Naruto. Les gamins qui achètent des contrefaçons parce que c'est moins cher. Et les free hugs, Seigneur Dieu Tout Puissant, les free hugs. Agressions permanentes, braillant à tout va et errant en va-nu-pieds, qui ne sont finalement acceptés que par leurs pairs. J'en ai vu qui étaient là rien que pour ça, comme s'il était nécessaire de voyager en RER, payer douze euros, attendre dehors rien que pour arborer sa pancarte. Intelligence, personnalité et identité sont portées disparues.



Exelen m'avait dit qu'en revenant du Japon, son plus gros choc culturel était de voir les cosplayeurs déjà déguisés dans le métro. Beaucoup apportent encore leurs costumes dans une valise, mais c'est un usage qui semble se perdre. Le samedi soir, on les voyait en plein quartier des Pyramides, toujours empaquetés dans leur spandex. Ignorants qu'une convention est un espace clos de non-droit social, où un groupe de personnes partageant un intérêt commun se réunit pour faire ce que bon lui semble, hors des obligations de la société, et qu'il est déplacé de vouloir prolonger cela à l'extérieur. Que les japonais, ceux dont je citais plus haut l'écoeurement face à la parodie de culture nipponne vendue comme "convention sur le Japon", ne peuvent que s'effarer devant ces oreilles de chats roses dans leurs échoppes. Entre deux bols de nouilles, une comparaison en négatif photographique : vous ouvrez un vrai restau français à Osaka, avec du coq au vin et du fromage qui pue, et vous voyez débarquer des japonais cosplayés en ch'tis, avec bérêt et bicyclette, ou pourquoi pas, en Jacqouille la Fripouille. Votre réaction est celle des pauvres nippons de la rue Sainte-Anne. Mais ça, les free hugs et les cosplayeurs qui ont oublié l'usage du vestiaire, ils s'en foutent. Pour eux, Japan Expo, c'est le week-end qu'ils attendent toute l'année, celui où ils pourront ne pas se laver pendant quatre jours, manger au Courtepaille en kimono, attendre le bus pieds nus, porter une jupe par-dessus leur bite dans les rues de Villepinte. JpopTrash n'est pas un site parodique, j'ai pu le vérifier de mes propres yeux.



Rukawa et Tetho me le disaient : tu dois venir à Japan Expo, ne serait-ce que pour justifier ta mauvaise foi sur cette convention. Ils arpentaient les conférences de presse, posant à Yoshiyuki Sadamoto des questions sur Route 20 ou Daicon IV, juste avant webotaku qui lui demandait quel était son manga préféré. Degré zéro du fan, scantradeurs de Naruto à tous les étages, Game One représenté par un seul caméraman (même pas accompagné d'un journaleux) qui n'a fait que des cadrages génériques.



Tiens, en parlant de ça, j'ai pas fini la vidéo, mais je vous mets quand même cet article en ligne. Surveillez l'éditotaku, je vous préviendrai quand je l'ajouterai à cet article (mise à jour : c'est fait). En attendant, allez vous créer un compte sur mangagamer pour télécharger la démo de "My sex slave is a classmate" (juste à coté de "Da Capo" et "Suck my dick or die!") et réfléchissez à ce que vous allez écrire pour le Quartier Libre d'été qui commence ce dimanche.



Album photos

Reportage vidéo



Résumés de la team Blogchan/Sama :
- Animint, en deux parties,
- Amo,
- Corti,
- Axel (album photos de haruhi.fr) ,
- Arez,
- Rosalys,
- Kamui,
- nyoronyolo.

04 juillet 2008

Japan Expo 2008 - Changement de plan



C'était pas prévu et je veux pas y aller mais on m'a forcé et du coup j'y serai. Fait chier.



Vous n'y serez pas ?

Alors amusez-vous avec la première vidéo que je mets en page principale de l'édito. Rapport à ce jeu, hein.





Et du coup, je pourrai pas être dimanche soir à la session IRC. On se retrouve la semaine prochaine.

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